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30.06.16 | Emmanuel Pascal : « Il fallait que je fasse mes preuves »

Dans les bagages de Jean-Marc Furlan à son arrivée à Brest, Emmanuel Pascal a pu surprendre quelques uns par l’énoncé de sa fonction : assistant technique. Homme de confiance du coach depuis près de 10 ans, ce pur Troyen de 32 ans a petit à petit fait ses gammes dans un milieu du foot professionnel dont il ignorait tous les codes. Sans faire de bruit et avec sur son CV un master « optimisation de la performance », il a franchi les différents paliers pour faire aujourd’hui partie intégrante du staff de Jean-Marc Furlan, un coach qui l’a lancé dans le métier et sans lequel il n’imaginerait pas travailler à l’avenir.


Tout est parti d’un stage
« J’étais à la fac de Reims et je suis allé frapper à la porte du club de Troyes pour y trouver un stage d’observation. Je ne connaissais pas du tout le monde du foot professionnel. J’ai été pris et au début, je n’ai fait que regarder. Mais au bout d’un moment, au lieu de renvoyer les ballons et ne rien faire, j’ai commencé à noter des choses comme les pourcentages de tirs cadrés, les passes décisives…etc… Tout ce que je pouvais prendre avec mon stylo, je le prenais. Toutes les semaines, je présentais à Jean-Marc Furlan un bilan d’entraînement. Ça donnait quelque chose d’assez intéressant. Pour la troisième année, j’ai demandé au coach ce que je pouvais faire pour lui pendant un an et bénévolement. Il fallait que je fasse mes preuves et que je montre ce que je pouvais apporter. J’allais donc avec les pros le matin et je m’occupais des blessés en réathlétisation au centre de formation l’après-midi ».

À Strasbourg, la première aventure
« En 2007, quand le coach est parti de Troyes, il m’a dit « Si je trouve un club et que je peux t’emmener avec moi, je t’emmènerai ». Un jour, j’étais au mariage d’un ami et il m’a passé un coup de fil pour me dire « J’ai signé à Strasbourg, on y va ! » Là-bas, j’y ai fait un peu plus de terrain, de la vidéo aussi, j’animais quelques exercices. Je n’étais plus un simple statisticien ».


La confiance du coach Furlan
« Il m’a façonné avec sa vision du foot professionnel. Par exemple, au début, quand je regardais les matches en vidéo, c’est lui qui me disait quoi noter et retenir. Maintenant, je lui donne juste le montage final. Ça fait presque 10 ans que je travaille avec lui donc il doit avoir confiance en moi, sinon il m’aurait laissé à quai il y a un moment. Je ne me vois pas travailler avec un autre coach. Le football pro, je ne l’aurais jamais connu sans lui et le jour où il arrêtera, je ferai sûrement autre chose. Dans ma tête, c’est déjà programmé ».

 

« Choqué » par Nolan Roux
« Avant d’arriver au Stade Brestois, j’avais surtout à l’esprit qu’on se faisait souvent secouer en venant jouer à Francis-Le Blé. Ça pousse pas mal, les supporters mettent une bonne ambiance et parfois même une pression dure sur leur équipe, comme on a pu le voir en fin de saison 2014/2015. Avec Strasbourg, on avait connu un match au couteau. Ça a toujours été difficile et souvent dans une ambiance de corrida. Au niveau des joueurs brestois, j’avais été « choqué » par Nolan Roux quand Brest était venu jouer à Nantes l’année de l’accession en Ligue 1. On avait pris une raclée à domicile (1-4) et à lui tout seul, il nous avait démontés. On voyait que ce joueur n’avait rien à faire en Ligue 2. J’ai aussi un souvenir d’Ahmed Kantari qu’on avait auparavant connu à Strasbourg ».


Une nouvelle page à écrire
« Je trouve que c’est motivant. Si le coach vient ici, c’est aussi pour ça. Quand on est arrivés à Strasbourg par exemple, c’était plus galère avec 42 joueurs sous contrat. Il n’avait pas pu prendre ceux qu’il voulait, il avait fallu en virer d’autres. À Brest, il y a un projet qu’on va pouvoir aider à mettre en place, on aura les mains libres ».

30 juin 2016