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29.10.18 | Toujours bon à prendre

Le Stade Brestois s’arrêtera donc – pour cette fois au moins – à sept victoires consécutives. Avec ce nul à Clermont (2-2), c’est une série qui s’achève mais l’invincibilité que les Ty-Zefs défendent depuis plus de deux mois demeure. Au terme d’un match très ouvert, que les deux formations auraient pu remporter, ce partage des points sonne en tout cas comme un bon résultat pour la troupe de Jean-Marc Furlan qui conserve sa troisième place avant de recevoir les deux derniers du classement, le Red Star vendredi et Nancy le lundi 12 novembre.

Il en fallait bien du courage pour se lancer dans cette rencontre décalée de la 12e journée… Dans un stade Gabriel-Montpied qui sonnait creux, un lundi soir aux accents hivernaux, avec une température embrassant dangereusement le zéro degré, on était bien loin du derby breton disputé à guichets fermés une dizaine de jours auparavant sous un grand ciel bleu. Ajoutez à cela la cible peinte en grand dans le dos de Brestois irrésistibles depuis plusieurs semaines et vous comprendrez pourquoi ce match avait tout du traquenard auvergnat.


Jean-Marc Furlan avait prévenu ses ouailles et aligné pour l’occasion le même onze que contre les Merlus. Face au SB29, deux vieilles connaissances étaient alignées : Manu Perez et Johan Gastien. Aux premières situations brestoises, c’est l’excellent Pereira Lage qui répondait par une belle frappe qui obligeait Gautier Larsonneur à se mettre en évidence (12e). Une petite alerte qui allait vite être suivi d’un grand boum. Décalé sur la gauche par Gaëtan Charbonnier, Jessy Pi allait envoyer un missile flottant sans se poser de question, direction la lucarne de Jeannin (0-1, 15e). Un coup de tonnerre qui laissait un long moment l’assistance sans voix.

Profitant de nombreux espaces laissés par les Clermontois, les Ty-Zefs décidaient d’appuyer encore et avaient bien raison car au bout d’une action d’école initiée sur la droite par Julien Faussurier et Gaëtan Belaud, Mathias Autret prenait sa chance à l’entrée de la surface. Sa frappe, déviée par Laporte, trompait Jeannin qui ne pouvait que constater les dégâts une deuxième fois (0-2, 20e). En quelques minutes, les Brestois avaient une nouvelle fois pu faire admirer leur efficacité, label de ce début de saison.


En face, seul Pereira Lage semblait à même de créer du danger et on se dirigeait tranquillement vers les citrons quand intervint le probable tournant du match. Suite à une faute évidente sur un Ferris N’Goma partant en contre-attaque, Honorat profitait de l’aubaine pour adresser un bon ballon à Iglesias. La barre trouvée par ce dernier ne faisait que repousser le ballon dans les pieds d’Ayé qui ne se faisait pas prier pour réduire le score de manière inespérée (1-2, 45e).
Et quand on parle de tournant, on est sans doute dans le vrai car de moribonds avant le repos, les Clermontois allaient revenir avec la bave aux lèvres et faire souffrir pendant un gros quart d’heure les Bretons comme rarement. Après avoir échappé de justesse à un troisième but brestois par Faussurier au bout de quelques secondes (46e), le CF63 s’employait ainsi une première fois par un centre fort du remuant Honorat qui passait devant le but de Larsonneur sans trouver preneur (47e). Puis c’était Iglesias qui faisait briller le portier brestois à bout portant (51e). S’en suivait une puissante demi-volée d’Honorat qui s’écrasait sur la barre (53e) puis une nouvelle frappe d’Iglesias, contrée, qui mourait au-dessus de la transversale (54e). La sentence, logique, tombait quelques minutes plus tard quand Honorat, sans doute coupable d’une faute sur Belkebla, récupérait le ballon à trente mètres pour servir parfaitement Ayé pour un doublé (2-2, 61e).


Face à des Clermontois durs à attraper et intenses au pressing, les Brestois ne voyaient pas beaucoup le ballon et avaient toutes les peines du monde à ressortir proprement les rares munitions à disposition.
Pourtant, après l’orage, ils allaient avoir l’occasion d’inverser à nouveau la tendance. Autret d’abord, suite à un corner tiré par ses soins, voyait le ballon lui revenir le long de la ligne de touche. Sans sourciller, il envoyait une superbe frappe qui, sans une claquette de Jeannin, se serait logée sous la barre (72e). Une minute plus tard, c’est Jean-Charles Castelletto qui sautait plus haut que tout le monde pour placer une tête repoussée sur la ligne (73e). Une frappe puissante d’Honorat dans la surface (79e) sonnait comme la dernière banderille clermontoise avant une balle de match au bout du pied du nouvel entrant Valentin Henry. Au deuxième poteau à la réception d’un long centre de Faussurier, il cadrait mais voyait Jeannin réaliser la parade du match, celle qui renvoyait les deux équipes dos à dos.

Avec ce point et les occasions qui se sont présentées pour remporter la partie, il serait bien indélicat de dire que le Stade Brestois a été freiné en Auvergne. Comptablement, c’est un fait mais la prestation livrée par les protégés de Denis Le Saint était bien dans la lignée des précédentes. Reste maintenant à ne pas gâcher ce point pris en ne traînant pas en route lors des deux réceptions consécutives à Le Blé face aux mal classés, le Red Star et Nancy.