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29.06.16 | T. Joubert : « Gérard Buscher m’a parlé du Brest Armorique »

Il fait partie des trois membres du staff arrivés avec Jean-Marc Furlan pour la reprise de l’entraînement la semaine dernière. Thomas Joubert est le nouveau préparateur physique du Stade Brestois 29 et ne chôme pas depuis dix jours. Rompu aux méthodes du coach durant quatre saisons et demi à Troyes, il a effectué une parenthèse originale le mois dernier en jouant son rôle favori pour la sélection d’Haïti durant la Copa America disputée aux États-Unis. À peine revenu de cette expérience internationale, il s’est donc lancé avec appétit dans le projet brestois.


« Thomas, peux-tu te présenter en quelques mots ?
- Je vais bientôt avoir 37 ans. Je suis originaire du sud de Tours. J’ai passé assez tôt mes diplômes d’éducateur, juste après mon bac. J’ai ensuite repris mes études à l’OGC Nice où j’étais étudiant salarié, je travaillais au centre de formation. Après 5 ans là-bas, je suis un peu retourné à Tours, à la formation encore, puis j’ai entraîné un club de DH, Avoine (près de Chinon), pendant 3 ans et demi. Après, j’ai fait le choix de retrouver le haut niveau en me spécialisant dans le domaine de la préparation. J’ai donc signé à Troyes en 2011 avec Jean-Marc Furlan.


- Quelle est ta façon d’être dans un club ?
- J’aime beaucoup les gens, l’échange. Quand tu fais ces métiers-là, tu passes énormément de temps au stade, avec les joueurs ou avec l’environnement, qu’il soit sportif ou administratif. Je vois ça comme une dynamique humaine. Tu dois aussi t’adapter à l’entraîneur pour lequel tu bosses et comme il est dans cette démarche-là, ça conforte tout.


- C’est une marque de confiance qu’il ait fait à nouveau appel à toi pour rejoindre le projet brestois ?
- C’est toujours flatteur, oui. C’est quelqu’un que j’apprécie beaucoup sur le plan humain. J’apprends aussi énormément du technicien. Il est toujours dans une démarche de recherche et c’est très épanouissant.

- Arrives-tu avec des méthodes bien à toi ?
- Depuis 2008, je suis très sensible aux marqueurs subjectifs. Par exemple, les joueurs ont une application sur leur téléphone et donnent leur ressenti sur la séance, leur nuit de sommeil…etc… En terme de recherches, c’est ça qui m’a le plus souvent animé. Les programmations d’entraînement me passionnent aussi. Depuis deux ou trois, on travaille avec un scientifique qui a validé certaines choses sur la méthodologie et le travail dans les sports collectifs. On a réaménagé notre façon de faire en fonction de ça. On met les joueurs au cœur du truc et on observe leurs retours. Il faut arrêter de les prendre pour des blaireaux ! Grâce à leurs réponses, une synergie se met en route et certains gars te font même passer des caps.

- L’aspect scientifique est donc très important ?
- Oui, la coopération avec les scientifiques est venue répondre à des questions que j’avais depuis plusieurs saisons, elle m’a ouvert l’esprit. Je suis tombé sur quelqu’un de très pointu, Stéphane Morin, qui travaille à l’université de Nantes. Il a conçu un algorithme de prédiction de forme et je pense qu’on fait un bon binôme. On échange au quotidien, c’est vraiment un travail d’équipe.

- Que penses-tu du projet qui se construit dans ton nouveau club à Brest ?

- C’est nouveau pour nous parce qu’on change de club. C’est quasiment le même staff technique mais l’environnement évolue. C’est un nouvelle page. On a passé une semaine à Brest, on a vu qu’il y avait un gros projet au niveau des infrastructures, un gros renouvellement d’effectif en vue. On sent une dynamique et des gens passionnés.


- Connais-tu un peu la région dans laquelle tu débarques ?
- J’avais juste fait deux ou trois aller-retours au stade (rires). J’ai un ami que j’avais rencontré il y a 5 ans et qui est Brestois. Sinon, je n’avais aucun contact auparavant ici. Je sens en tout cas que c’est une terre de foot. À Nice, j’ai travaillé avec Gérard Buscher (attaquant du club dans les années 80). Il m’a beaucoup parlé du Brest Armorique. Il m’a raconté le public, l’atmosphère. C’est une ville de foot et je suis arrivé imprégné de ça ».

29 juin 2016