basket dailymotion facebook home instagram play ticket twitter youtube

28.01.16 | Gambardella : « La coupe, c’est un autre état d’esprit à afficher »

Après avoir éliminé le FC Nantes en 64e de finale, la jeunesse brestoise continue son parcours en Coupe Gambardella et accueille le Stade Lavallois ce dimanche à Plabennec (14h30). Malgré une large victoire (3-0) face aux Tangos le week-end dernier en championnat U19 Nat, les protégés d’Éric Assadourian s’attendent à un tout autre match...


« La Coupe, c’est un autre état d’esprit à afficher »

« En tant que joueur, que gardes- tu comme souvenir de la coupe gambardella ?

Un très mauvais souvenir... Je ne l’ai jouée qu’une seule année lorsque j’évoluais à l’INF Vichy. Chaque génération avait le droit d’y participer une fois. Je me souviens qu’on avait bien débuté la phase de poules mais, sur le dernier match, on s’est fait éliminer sur un but, largement évitable, à la 90e minute...

Et en tant qu’entraîneur ?
C’est mieux déjà... J’ai participé à plusieurs éditions avec Lens et Brest. Avec le RC Lens, nous avons atteint les quarts de finale. J’avais dans mes rangs à l’époque des joueurs comme Alexandre Coeff, Geoffrey Kondogbia, Raphaël Varane ou Thorgan Hazard. Avec le Stade Brestois, il y a 10 ans, nous avons été éliminés en 64e de finale. Mais cette année-là nous avons eu la satisfaction de monter à l’échelon supérieur, en championnat U19 Nat. La saison dernière, nous avons fait un faux pas d’entrée face au FC Lorient en 64e à domicile... On n’avait pas mis les ingrédients suffisants pour remporter ce match.

Il y a une vraie différence avec le championnat ?
En championnat on peut se rattraper, en coupe non. Mais c’est bien parce que ça sert d’expérience aux garçons. Le championnat est révélateur du niveau des jeunes footballeurs en formation sur des points comme la progression, la régularité... mais la coupe, c’est être décisif, être présent dans les moments importants.

Qu’attends-tu de tes joueurs dimanche ?
Je suis en mode formateur, c’est donc d’abord la mise en place du travail effectué dernièrement qui va m’importer. C’est aussi voir si les exercices ont bien été assimilés. Il faut également canaliser la mentalité des garçons pour éviter toute perte d’énergie ou manque de concentration le moment venu. La Coupe Gambardella, c’est du bonus. Mais notre objectif sur ce genre de rencontre, c’est d’afficher un état d’esprit de gagnant, de rentrer sur le terrain avec l’envie d’être performant.

La gambardella est aussi une belle vitrine pour les jeunes joueurs...
C’est vrai. Bon nombre de dirigeants s’inspirent de la valeur du joueur à travers cette compétition. C’est à mes yeux une erreur, mais c’est une réalité. Il faut juger le joueur de façon indépendante. Parfois, certaines équipes font de beaux parcours mais il est difficile d’en tirer de vraies individualités. C’est toute la difficulté de définir qui a le potentiel pour devenir professionnel un jour. Personnellement, je préfère laisser ma place en finale de Coupe Gambardella pour qu’un joueur passe chez les professionnels ».


Félix Menn :

« Ce qui est intéressant, c’est que l’on peut jouer des équipes que ne font pas partie de notre championnat. C’est important de pouvoir se mesurer à d’autres centres de formation. La Gambardella, ça motive toute l’équipe. On sait que l’on doit tout donner et que l’on n’aura pas une seconde chance. D’ailleurs, le coach lâche sa casquette de formateur pour celle d’entraîneur. Mais c’est bien, ça nous donne un but commun et ça créé des liens entre nous ».

Fabien Jagueux :

« La Gambardella, c’est une ambiance spécifique. C’est la plus glorieuse des coupes chez les jeunes. Tout le monde a envie de la jouer. Il y a plus d’amis et de personnes de sa famille à être présents sur ce genre de match mais c’est une bonne pression. En plus de se faire plaisir, c’est une joie de donner du bonheur aux supporters qui ont fait le déplacement, comme c’était le cas face au FC Nantes».