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Richard Socrier : « Je suis toujours ambitieux »

Quatre ans au Stade Brestois (2006-2010), forcément ça marque. Alors on a joint Richard Socrier, attaquant du Paris FC et futur adversaire des Rouge et Blanc vendredi, pour qu’il évoque quelques souvenirs et nous parle du projet du PFC. À 36 ans, il est aujourd’hui l’un des cadres de l’ambitieux club parisien, toujours invaincu cette saison.


« Richard, que dire sur le début de saison du PFC ?
- Pour l’instant, ça va ! On a un groupe qui a été fortement remanié cette saison. On apprend tous à se connaître et on tente d’acquérir des automatismes. On a de bons résultats, on est invaincus et on va tenter de prolonger ça le plus longtemps possible.


- C’est ta 11e saison en Ligue 2, tu as toujours aussi faim ?
- Quand on parvient à durer aussi longtemps, c’est que de toute façon on a envie de le faire parce que ça demande quand même beaucoup de sacrifices et d’investissement. Je suis toujours ambitieux. Je suis revenu au Paris FC la saison dernière pour pouvoir goûter à nouveau à la Ligue 2 et aider le club à atteindre le niveau professionnel. J’ai toujours envie de faire le maximum, il n’y a pas de souci là-dessus. Le jour où ce ne sera plus le cas, il sera temps de passer à autre chose.

- Ton jeu a-t-il évolué au fil du temps ?
- J’ai acquis de l’expérience et appris à gérer les matches. Il a fallu que je devienne aussi un peu plus leader au fur et à mesure des saisons. Dans le jeu à proprement parler, j’essaie d’optimiser les appels de balle et d’améliorer toujours la concentration. Le jeu a évolué et la possession de balle est devenue très importante, il faut être plus réfléchi.


- Après avoir été formé au Paris FC, tu y es revenu la saison dernière. Est-ce que les choses se passent comme tu l’imaginais ?
- Je l’avais quitté, il était en National et descendait en CFA. Je voulais qu’il remonte en Ligue 2. C’est un long processus parce que c’est toujours plus compliqué en région parisienne qu’ailleurs. Il y a davantage de problématiques. Le PFC essaie de grandir, tout n’est pas parfait mais on est sur la bonne voie et on peut s’appuyer sur une très bonne formation.


« On n’est pas le PSG ! »

- Quelles sont ces difficultés dont tu parles en région parisienne ?
- Déjà, on n’est pas le PSG ! On a donc forcément moins de potentiel public et billetterie. Il faut en faire deux fois plus pour se montrer et il faut aussi forcément avoir des résultats. En Île-de-France, il y a beaucoup plus de monde donc au niveau des équipements, c’est compliqué d’avoir un site où le club peut réellement se développer.


- Au niveau des infrastructures, comment est organisé le club ?
- On est à la plaine de Choisy. On dispose d’un bâtiment qui est pour nous, on a nos vestiaires, notre salle de muscu, notre salle de détente et deux terrains de foot. Ce sont des structures qui appartiennent aux mairies donc on ne peut pas tout faire. Pour chaque petite modification, il faut avoir deux ou trois autorisations. C’est beaucoup plus compliqué, on est toujours dépendant de quelque chose ou de quelqu’un.

- Revenons au match de vendredi, c’est forcément tout le temps un plaisir pour toi contre Brest ?
- Oui même si je connais davantage de gens autour du club maintenant que de joueurs encore là-bas. Il y a Bruno (Grougi) évidemment et Greg (Lorenzi) qui est revenu cette saison. Dans le staff, le coach Alex Dupont et Julien Lachuer étaient aussi avec moi à l’époque. C’est un plaisir en tout cas. J’y suis resté quatre ans donc ça marque et il y a aussi eu beaucoup de bons souvenirs, ça ne gâche rien.


- À quoi t’attends-tu durant ce match ?
- Ça va être très compliqué. C’est une équipe solide qui fait un bon début de championnat. Il faudra qu’on réalise un match avec beaucoup de concentration et qu’on tente d’emballer la partie. Brest est en tout cas très compliqué à jouer.


- Votre gardien, Alexis Thébaux, connaît en tout cas par cœur beaucoup de joueurs brestois…
- Oui, mais l’inverse est vrai aussi ! (rires) Je sais ce que c’est de jouer contre son ancien club. Alexis sera forcément super motivé à l’idée de rencontrer Brest ».

(crédit photos : Thomas Savoja et Olivier Stephan)