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26.01.19 | Un seul but a (encore) suffi

APrès une courte mais précieuse victoire à Paris en début de semaine, le Stade Brestois 29 a remis ça face à Sochaux, samedi, à Le Blé (1-0). Si le combat fut rude, les Ty-Zefs ont bien négocié les moments clés, avec un soupçon de réussite qui fait toute la différence.

Mieux vaut gagner neuf fois un zéro… On connaît le dicton propre au monde du ballon rond. Le Stade Brestois 29 l’a parfaitement appliqué, samedi après-midi, en match décalé de la 22e journée de Domino’s Ligue 2. Cinq jours après un succès très important chez un concurrent direct en haut de tableau, encore fallait-il s’imposer à domicile contre un mal classé. Jamais simple, surtout quand la météo s’avère peu propice (vent et pluie) à développer du beau jeu. Dans ces cas-là, l’essentiel est souvent une question de réalisme, défensif et offensif. Dans ce domaine, le club finistérien est particulièrement bien armé cette saison.


Au moment du coup d’envoi donné par M. Lavis, le onze brestois et ses 7 600 courageux supporters connaissaient les enjeux : en cas de victoire par trois buts d’écart, le fauteuil de leader serait chipé au FC Metz, tenu en échec la veille à Ajaccio. Du côté sochalien, il s’agissait surtout de se donner un peu d’air par rapport aux autres candidats au maintien.

Assez rapidement, les Brestois prenaient le match à leur compte. Sur les ailes ou dans l’axe, les assauts affluaient et mettaient sous pression la très jeune défense franc-comtoise. Sur un centre d’Autret, la frappe de Bernard à l’entrée de la surface était déviée in extremis (9e).

Sur une de ses rares incursions dans le camp adverse, Sochaux se montrait dangereux par Bayala, dont la frappe sèche et légèrement déviée frôlait le montant de Larsonneur (15e). Une éclaircie passagère pour la formation coachée par Omar Daf, largement dominée dans la possession du ballon. Après plusieurs situations chaudes devant sa cage, le gardien visiteur devait s’incliner : sur un rush de Belaud, le duel tournait à l’avantage du capitaine brestois et l’infortuné Zigi, en voulant sauver les meubles, ne pouvait qu’accompagner la balle derrière sa ligne de but (1-0, 26e).
Un peu heureux, certes, mais loin d’être immérité pour les joueurs de Jean-Marc Furlan.

Lesquels poursuivaient leurs efforts pour se mettre à l’abri avant la pause. Deux fois en bonne position à quelques mètres du but (34e et 45e), Castelletto ne parvenait pas à conclure. Le vent pouvait encore tourner en seconde période.

Comme contre Troyes, deux semaines plus tôt, on sentait un petit flottement dans les rangs brestois au retour des vestiaires : Un jeu plus brouillon, des offensives moins tranchantes, il n’en fallait pas plus pour relancer les Lionceaux, qui avaient le mérite de ne rien lâcher. Ces derniers peinaient cependant à se créer de réelles opportunités d’égaliser.


À l’inverse, Faussurier était tout près de tuer le match sur une frappe puissante au deuxième poteau, au ras de la transversale (59e). Juste après, Larsonneur devait se détendre pour détourner un tir enroulé de Sakhi (63e). Progressivement, la partie se hâchait sans pour autant verser dans la nervosité. Avec les entrées de Butin et Ngoma, les Ty-Zefs disposaient de nouvelles munitions pour inquiéter les Sochaliens. Dans les ultimes instants, le FCSM jouait son va-tout et obligeait le onze finistérien à bétonner. Encore une fois, Larsonneur jouait les héros en repoussant la tentative d’Anderson (92e). Au bout du suspense, le coup de sifflet final délivrait tout le stade.

« Ce fut dur cet après-midi mais on est content sur le plan comptable », résumait coach Furlan en conférence de presse d’après-match. Effectivement, ces trois points-là sont bons à pendre : non seulement le SB29 revient à hauteur du leader messin (avec deux buts en moins au goal-average) mais maintient surtout la concurrence à distance respectable (huit points sur Lorient, 3e, et dix sur Lens, Clermont et Paris FC qui jouent tous lundi soir). De quoi aborder la suite du championnat avec optimisme, même s’il faudra probablement attendre le sprint final pour en tirer la moindre conclusion. En attendant, le déplacement au Havre, vendredi prochain, est à prendre avec le plus grand sérieux.


(crédit photos : O.Stephan/BBH)