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24.02.18 | Au bout du bout

Le Stade Brestois a réalisé une excellente opération au classement en l’emportant dans le temps additionnel sur la pelouse du Paris FC. Face à une formation bien en place et qui n’avait perdu qu’un seul de ses seize derniers matches, l’équipe de Jean-Marc Furlan a su se montrer solide, patiente et a saisi la seule opportunité offerte par la défense parisienne. Du réalisme à l’état pur et le droit à nouveau de regarder vers le haut du classement.

Il était difficile de ne pas voir un tournant important de la saison pour les deux équipes en ce samedi glacial à Charléty. Les Parisiens, promus aux dents longues et à l’affût au pied du podium, devaient l’emporter pour rester au contact des grosses écuries du haut du classement. Les Brestois, relancés après leur premier succès de 2018 face à Niort, n’avaient pas non plus beaucoup le choix pour espérer jouer un rôle intéressant jusqu’à la fin de la saison.


Au final, on a surtout vu deux formations qui ne voulaient pas perdre et ont rendu cette rencontre, disputée sur une pelouse difficile, très fermée, limite cadenassée. Dans ce contexte, les occasions de faire la différence n’allaient pas se montrer légion et l’équipe qui saurait profiter d’une demie opportunité sortirait sans doute vainqueur du duel. En première période, ce sont les Parisiens qui se montrèrent (un peu) dangereux, d’abord sur un débordement de Nomenjanahary conclu par un centre et une reprise accrobatique de Tchokounté (10e) puis sur un coup franc de Saint-Louis de peu à côté (26e). Les Brestois regagnaient eux les vestiaires sans avoir réussi à cadrer une frappe et plutôt timorés sur leurs offensives.

La deuxième période n’allait pas se montrer beaucoup plus prolifique pour les protégés des présidents Le Saint, embêtés par l’état du terrain et la belle organisation défensive du PFC. Ce n’était pas la joie non plus d’ailleurs pour les Parisiens qui devaient attendre la 65e minute pour cadrer leur première frappe. Mandouki était trouvé dans la surface et son centre en retrait était repris par Tchokounté à bout portant mais un arrêt réflexe de Gautier Larsonneur éloignait le danger (65e). Quelques minutes plus tard, c’était au tour d’Habib Diallo, superbement trouvé par une transversale d’Alex Coeff, de faire passer un frisson dans la défense du PFC mais son tir passait de peu à côté (73e). Les Parisiens monopolisaient alors davantage le ballon dans le dernier quart d’heure, sans se montrer spécialement venimeux.

Et lorsque tout le monde s’attendait à voir ce match se terminer par un triste 0-0, une ouverture lointaine de Quentin Bernard venait semer le trouble dans la défense parisienne. Mal alignée, elle était prise de court par Jason Berthomier qui servait Diallo pour un but que plus personne n’attendait (0-1, 90e+1). Une délivrance pour le camp brestois qui grâce à ce succès revient comme il faut dans le peloton des prétendants avant de recevoir la lanterne rouge Tours la semaine prochaine à Le Blé. Cette saison, les Ty-Zefs aiment les séries alors pourquoi ne pas poursuivre celle-ci ?


(crédit photos : Paris FC)