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23.04.19 | Ils tracent leur route !

Souverains et plein de sérénité, les Brestois ont décroché à Ajaccio un nouveau précieux succès qui leur permet de garder leurs distances avec Troyes à quatre journées du baisser de rideau. Grâce à Cristian Battocchio et Gaëtan Charbonnier, le SB29 a décroché le premier succès de son histoire sur la pelouse de François-Coty et peut préparer avec beaucoup d’appétit le choc face au RC Lens samedi dans un Francis-Le Blé qui affichera une fois encore complet.

Les chiffres ne jouaient pas pour eux, la pression aurait aussi pu être mauvaise camarade lors de cette 34e journée de Domino’s Ligue 2. Mais ce groupe brestois est décidemment increvable et dégage une assurance qui a ce mardi soir fait passer une soirée tranquille à tous ses supporters. Loin du stress des dernières minutes à Nancy il y a dix jours, les Ty-Zefs ont traversé cette rencontre sans se faire peur, affichant une sérénité qui est souvent leur marque de fabrique depuis le début de la saison.


Les chiffres avant la rencontre ? Jamais aucune victoire pour les Rouge et Blanc au stade François-Coty avec 10 confrontations pour 5 défaites et 5 nuls. La pression éventuelle sur les épaules des Brestois ? Elle aurait peut-être pu les gagner tant Troyes, malgré ses 7 points de retard, met la pression en réalisant une poule retour quasi-parfaite. Dans une semaine à deux matches, les esprits pessimistes imaginaient certainement que le Stat’ pourrait ne compter qu’une seule unité d’avance sur les Aubois samedi après la réception de Lens. On ne sait pas encore ce qui se passera lors de cette rencontre au sommet de la 35e journée mais en s’imposant en Corse ce mardi, les Ty-Zefs ont maintenu l’écart et forcément, plus le championnat avance…

Il y en a un en tout cas qui est bien loin de ces calculs, c’est Jean-Marc Furlan. Le coach du SB29 raisonne de manière globale et cela peut expliquer qu’il ait autant modifié son 11 type pour cette rencontre. Certains l’ont sûrement pris pour un fou, lui a juste poursuivi dans les idées qui l’accompagnent depuis toujours. En concernant un maximum de joueurs, c’est tout un groupe qui aujourd’hui vit à l’unisson et se dirige à grands pas vers son rêve de Ligue 1.

Par rapport à la rencontre remportée face à Orléans la semaine passée, 7 titulaires avaient ainsi pris place sur le banc ou étaient restés à Brest. Un gros chamboulement mais pas vraiment un coup de poker tant ce groupe est complet et homogène. Le défi du soir ? Prendre le dessus sur une formation à la lutte pour le maintien et loin encore d’être sauvée. Et si le premier acte aura été plutôt équilibré, avec d’un côté les tentatives de Choplin (15e), Nouri (27e) et Boé-Kane (39e), de l’autre N’Goma (19e) et Battocchio, c’est le Stade Brestois qui faisait pencher la balance quand ce dernier s’infiltrait plein axe dans la surface et mitraillait Leroy juste avant les citrons (0-1, 45e).


Le pire moment pour les Ajacciens, le meilleur forcément pour les Bretons qui avaient non seulement contenu les timides offensives locales mais également mis un gros coup sur la tête de leurs adversaires avec cette réalisation bien sentie. Il eut alors été logique de s’attendre à une révolte corse durant la seconde période. Mais de réaction il n’y eut point, du moins pas avant le deuxième but brestois. Entré en jeu quelques minutes auparavant, Charbonnier profitait d’un très gros travail de Traoré pour enrouler une frappe parfait dans le petit filet de Leroy (0-2, 63e). Avec le 25e but du meilleur canonnier de Domino’s Ligue 2, la messe était dite, la dernière frayeur intervenant sur un face-à-face Youssouf-Larsonneur remporté avec poigne par le portier brestois.

Les 3 points étaient dans la poche et si les 68 unités au compteur ne permettent pas encore de célébrer quoi que ce soit, l’affaire sent quand même excessivement bon pour les Ty-Zefs à quatre journées de la fin. Mieux, pour la première fois de la saison, ils pourraient conclure l’affaire samedi en cas de victoire contre Lens et de défaite de Troyes la veille à Orléans. C’est le seul scénario qui emmènerait dès ce week-end les Brestois au paradis. On n’y est vraiment pas encore mais ce genre de calculs va souvent revenir dans les discussions durant les prochains jours.