basket dailymotion facebook home instagram play ticket twitter youtube

22.06.10 | Des buts presque Brestois...

Qualifiée pour les huitièmes de finale, l’Argentine compte dans ses rangs le meilleur buteur de la compétition (3 réalisations), Gonzalo Higuain. La particularité du garçon ? Il a usé ses premières couches à Brest où il est né durant la seule saison de son père Jorge en France. Et même s’il fait aujourd’hui les beaux jours du Real Madrid et de l’Albiceleste, à n’en pas douter, « Pipita » est brestois !

L’actuel meilleur buteur de la Coupe du monde est un Ty’Zef ! S’il n’a pas (encore) de licence au SB29, Gonzalo Higuain n’en est pas moins le seul brestois d’origine en Afrique du Sud. Pas de bol pour les Bleus, l’attaquant à la double nationalité franco-argentine, né le 10 décembre 1987, a choisi la sélection sud-américaine pour exercer ses talents.
De la France dont il possède le passeport, il ne connaît d’ailleurs pas grand-chose, n’en parle pas plus la langue. Ses souvenirs, s’il en a, ne sont pour ainsi dire que Brestois. Et se résument au mieux à de rapides flashs de la maternité de la Clinique Pasteur et peut-être quelques vagues réminiscences de hurlements à Francis Le Blé.

Corentin Martins : « Jorge était discret et travailleur »

Car en 1987-1988, c’est son père, Jorge, qui foulait la pelouse de la route de Quimper. Solide stoppeur, l’Argentin avait eu le bon goût de choisir la pointe finistérienne pour seule et unique escapade de sa carrière à l’étranger.
« C’était quelqu’un de plutôt discret, travailleur et rigoureux, se souvient l’actuel directeur sportif du club, Corentin Martins, à l’époque au centre de formation. Il était rugueux mais dans ces années-là, on ne demandait pas trop de technique aux défenseurs axiaux ! Je ne l’ai pas fréquenté plus que cela mais c’était quelqu’un de sérieux et respectueux. Il s’était mieux adapté que l’autre argentin de l’époque, Daniel Tapia ».

Jorge Higuain : « Mon fils m’aurait passé à chaque fois »

La semaine dernière, « El Pipa » (son surnom) était bien fier de son « Pipita » de fils, après son coup du chapeau face à la Corée du Sud, le premier hat trick d'un Argentin en Coupe du Monde depuis Gabriel Batistuta en 1998. Tout neuf en sélection (5 buts en 7 capes), Gonzalo Higuain a alors marqué les esprits et peut-être encore un peu plus celui de son père. « Il a fait quelque chose de spécial qui m’a beaucoup ému parce que je n’ai jamais eu l’opportunité de jouer une Coupe du Monde, témoignait Jorge au quotidien sportif Ole. Quand votre fils marque tous ces buts et que vous avez pratiqué le même métier que lui, les émotions sont décuplées ».
Reste qu’à entendre l’ancien du Brest Armorique, l’élève a déjà tué le maître...  « Mon fils est puissant, rapide et joue direct. Je pense qu’il m’aurait passé à chaque fois parce que je n’étais vraiment pas aussi vite que lui ».
Que le paternel se rassure pourtant, il n’aurait pas été le premier à qui cela serait arrivé et, face à ce joueur qui n’a pas encore 23 ans, ils seront encore nombreux à souffrir de la « formation brestoise ».

Jorge Higuain (au 2e rang, 4e en partant de la gauche) lors de la saison 1987-1988 du Brest Armorique.
2 août 2013