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21.01.18 | Un vrai coup de maître !

Le Stade Brestois a frappé fort en allant s’imposer sans contestation sur le terrain du Paris FC. Dans un Charléty imprenable depuis le début de la saison, les Ty-Zefs ont d’abord su faire preuve de réalisme puis de sérieux et de sérénité pour disposer de Parisiens en manque d’inspiration. Ce succès, le premier en 2019, leur permet de conforter leur place de dauphin derrière Metz et de creuser un joli écart avec les trois poursuivants.

Paris regorge de magnifiques lieux touristiques mais le stade Charléty un lundi soir au mois de janvier n’en fait assurément pas partie. Le froid glacial qui avait saisi l’enceinte du 13e arrondissement de la capitale n’avait rien arrangé au tableau. Cette rencontre face au Paris FC, hermétique à domicile (seulement 2 buts encaissés avant cette 21e journée), n’allait certainement pas faire partie des meilleurs souvenirs footballistiques du SB29 cette saison mais il fallait bien passer par là. Par ce gros test chez une formation de haut de tableau et dans une période de l’année toujours délicate.


Au final, ce sont finalement de belles choses qui resteront de cette partie, comme la magnifique communion entre l’imposant parcage brestois et les joueurs après ce que l’on pourra nommer une victoire maîtrisée. Jamais vraiment inquiétés pendant 90 minutes, parvenant même une bonne partie de la soirée à jouer contre nature, les Ty-Zefs sont repartis du sud de Paris avec les trois points et encore davantage de certitudes. « Je ne regarde jamais le classement mais je sais que quand on prend en moyenne deux points par match, on est devant, c’est mathématique », lâchait le professeur Furlan en conférence de presse à l’issue des débats. Calcul vite fait pour s’apercevoir que la règle est encore respectée : le Stade Brestois compte 42 points en 21 journées et occupe la deuxième place du classement.

42 points ? Ça ne vous rappelle rien d’ailleurs ? À entendre les Brestois chanter dans le vestiaire « On est en Ligue 2, on est en Ligue 2 ! », on pourra se rappeler que la barre symbolique du maintien a été acquise officiellement. Personne n’en doutait depuis quelques semaines mais les esprits sont maintenant totalement libérés pour essayer d’aller voir encore plus haut. Et cela n’était pas si évident avant le coup d’envoi tant ce match représentait un tournant ponctuel de la saison. Un succès et le SB29 s’envolait avec les Messins, une défaite et un nouveau prétendant s’invitait à la fête.

Une fois n’est pas coutume, Jean-Marc Furlan avait opté pour un 4-4-2 avec le duo Charbonnier – Butin devant. Les premières minutes lui donnaient raison car ses ouailles allaient signer une entame du tonnerre. Si la frappe de Belaud trouvait le gant de Demarconnay, il ne fallait guère attendre plus d’une minute supplémentaire pour voir l’ouverture du score. Sur un corner de Court, Castelletto plaçait sa tête, forçant le portier parisien à repousser sur...Castelletto qui n’avait plus qu’à servir en retrait Chardonnet, finisseur sur ce coup (0-1, 8e). Chardo imitant Charbo, ce n’est pas si courant et la joie du défenseur finistérien après sa réalisation le confirmait. Une légère réaction du PFC offrait à Rüfli un coup franc bien placé mais qui ne passait pas le mur brestois (12e).


Puis c’était au tour de Castelletto de mettre une tête au-dessus (14e) et Court de passer juste à côté du break sur un ballon taclé (17e). Après cela, plus grand chose à se mettre sous la dent. Devant au score, les Brestois ne prenaient pas de risques démesurés et laissaient venir des Parisiens pas vraiment inspirés. De quoi rejoindre les vestiaires en toute sérénité. La suite des débats ne modifiait en rien le scénario, les Ty-Zefs se contentant de repousser dans les airs les maigres velléités locales.

Belkebla, à la réception d’un centre de Faussurier, était même tout proche de tuer définitivement la partie mais sa frappe manquait de conviction (59e). Avec quelques armes offensives supplémentaires sur le terrain, le Paris FC tentait de forcer le destin mais il était dit que face à ces Brestois, ils couraient à leur perte.
Ce premier succès de l’année civile ne sera donc pas certainement le plus beau de la saison mais il ne sera sûrement pas le moins important. Car avec désormais 7 longueurs d’avance sur le PFC, Lens et Clermont, le Stade Brestois est dans une belle situation avant d’accueillir le FC Sochaux samedi à Le Blé.


(crédit photos : Paris FC)