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Interview de Youcef Belaïli

Auteur d’un magnifique but à Monaco le week-end dernier, Youcef Belaïli a confirmé sa montée en puissance. Lui qui était arrivé dans le Finistère à la toute fin du mercato en janvier a pris le pouls de la Ligue 1 et beaucoup travaillé physiquement pour s’adapter aux nouvelles exigences de ce championnat. Avant la dernière rencontre de la saison face à Bordeaux, il revient sur ces quelques mois passés en France.

« Je suis confiant dans ma tête »

« Qu’est-ce que tu as pensé du dernier match à Monaco ?
On a fait un bon match, surtout en première période. En deuxième, on s’est un peu relâchés, c’est dommage. On a raté deux belles occasions aussi. C’était difficile après la mitemps, c’était compliqué physiquement. Monaco était solide, en place, avec de très bons joueurs. On a essayé de faire le maximum mais ça n’a pas marché.

Le but que tu as marqué à Monaco, c’est ça le vrai Youcef Belaïli ?
Oui, ce sont les situations que je préfère. J’aime être en un contre un sur le côté gauche, rentrer vers l’intérieur et frapper, et c’est encore mieux quand c’est spectaculaire. Mais ce qui m’a vraiment permis de faire ce geste, c’est que je suis confiant dans ma tête, je suis à l’aise et je peux faire des actions spontanées comme ça, surtout avec mon physique qui s’améliore.

Tu es arrivé à la fin du mois de janvier à Brest, est-ce que tu as eu besoin d’une grosse adaptation ?
Au début, c’était un peu difficile oui, je ne connaissais pas les joueurs, à part Haris (Belkebla). Je le remercie, il m’a beaucoup aidé à m’intégrer, comme JK (Duverne) ou Chris (Hérelle) également. Les heures d’entraînement n’étaient pas du tout les mêmes. Au Qatar, on avait les séances à 19 heures alors qu’ici c’est le matin. Mais je me suis habitué à tout ça, y compris à la méthode de travail.

Tu n’avais pas un très bon souvenir d’Angers en 2017, est-ce que tu as hésité avant de signer encore en France ?
Angers ne m’a pas laissé le temps de jouer. Je suis resté quatre mois, je n’ai pas été utilisé mais je devais être en forme pour l’équipe nationale. Donc je suis parti en Tunisie où j’ai gagné deux Ligues des Champions africaines (avec l’ES Tunis) et aussi la CAN avec l’équipe nationale. Je n’ai pas hésité à venir à Brest, je voulais prouver que je pouvais jouer en Europe. J’avais quatre propositions, j’en ai parlé à mon père et on a décidé d’aller à Brest.

 

Tu es de plus en plus efficace sur le terrain, comment tu l’expliques ?
Grâce au physique. J’ai beaucoup travaillé dès mon arrivée ici. Il y a un écart dans ce domaine entre le Qatar et l’Europe mais j’ai confiance en moi et je sais que quand je suis en forme, je peux faire des grandes choses. Aujourd’hui, je dois être à 70%, ça continue de monter.

L’entraîneur te met souvent sur le côté gauche, est-ce que c’est à cet endroit que tu es le plus à l’aise ?
Je joue à gauche ou derrière l’attaquant mais je préfère jouer à gauche pour rentrer vers l’intérieur. Et il y a plus d’espace sur le côté alors qu’au milieu il y a davantage de monde. Et ça ne me dérange pas de défendre sur l’aile. Que penses-tu du championnat de France par rapport aux autres championnats que tu as connus ? Ici, c’est physique et il y a beaucoup de vitesse, d’intensité mais depuis que je suis petit, c’est mon jeu, avec les dribbles aussi, donc ça ne me pose pas trop de problèmes. Les défenseurs qui jouent dur, ça ne me dérange pas, j’ai déjà joué avec des Africains et il n’y a pas de problème (sourire).

Est-ce que c’est compliqué d’avoir toujours autant de supporters qui te suivent sur les réseaux sociaux ? Ça te met une pression ?
J’aime le soutien des supporters sur les réseaux sociaux. Quand il y a des critiques, je les accepte et du coup je travaille plus pour m’améliorer. De voir beaucoup d’Algériens qui sont derrière moi, ça me donne de la force et de l’énergie. Je remercie aussi les supporters de Brest qui m’ont encouragé et poussé pour donner le meilleur. Samedi, c’est le dernier match et c’est l’anniversaire du club. Ce sera un match particulier avec une grosse fête… Oui, il faudra qu’on gagne, qu’on fasse un bon match pour rendre heureux les supporters, pour qu’ils puissent faire la fête. J’espère marquer aussi et pourquoi pas un hat trick, inchallah (sourire).

 

19 mai 2022