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20.03.15 | ITW Alexandre Cuvillier

« Ça fait du bien d’être utile »


Le 22 août, il avait « disparu » du circuit, blessé à la cuisse lors d’un match à Orléans. C’était lors de la 4e journée. Six mois plus tard, après des rechutes et beaucoup de doutes accumulés, il a fait son retour face à Sochaux avec bien sûr une condition physique à parfaire mais en revanche toujours la même gnaque. Alexandre Cuvillier (28 ans) avait débarqué à Brest l’été dernier avec beaucoup d’ambitions collectives et personnelles. Même si à titre individuel, sa saison sera forcément en dessous de ses espérances, il espère en revanche toujours remplir les objectifs fixés pour l’équipe. Enthousiaste et optimiste, il évoque ce retour sur les terrains qui lui a fait tant plaisir.

«Alexandre, la première question est simple : comment ça va ?
Ça va ! Ça me fait énormément plaisir de pouvoir retourner sur le terrain, de pouvoir rendre au club ce qu’il a misé sur moi. Le Stade Brestois m’a bien ouvert les portes en début de saison, les dirigeants ont été bien dans les négociations. Et je me suis blessé au bout d’un mois… Ça m’ennuyait beaucoup vis-à-vis d’eux et des supporters aussi parce que jouer à Le Blé, c’est quelque chose, enfin surtout quand on porte le maillot de Brest ! Pour les autres, c’est souvent l’enfer.

Grâce à ce retour, ta frustration a disparu d’un coup…
Oui parce que ça fait du bien d’être utile ! Quand on est blessé, ce n’est pas le cas. C’est important de savoir pourquoi on va à l’entraînement le matin, de faire de la muscu pour quelque chose, de se préparer la semaine pour jouer le week-end…

Tu as eu peur de ne pas voir le bout du tunnel ?
Je pensais que je n’allais plus réussir à refaire ce que je faisais avant, que je n’arriverais pas à reproduire les mêmes efforts et c’est pourtant ça qui faisait ma force avant. Je ne calcule pas, je cours partout, tout le temps. J’avais peur de ne plus revivre ça et de ne pas faire partie de cette belle épopée.

Tu as en tout cas tout de suite été mis à contribution…
Je ne m’attendais pas à faire 90 minutes contre Châteauroux. À la 70e minute, je tirais bien la langue, j’avais même fait signe au banc. Je ne pensais pas être sur le terrain tout de suite. Si le coach et le préparateur physique ont jugé que j’étais bon physiquement pour remplir ce rôle, tant mieux, mais je me voyais plutôt revenir début avril.

Tu arrives à un moment où l’équipe a en tout cas besoin d’un nouveau souffle…
Oui, il y a forcément des joueurs qui sont un peu fatigués. Mais l’infirmerie se vide, Alex Alphonse, Jo Martial et Bilal Hamdi vont revenir. Il y a en tout cas un rôle à jouer, c’est clair, même si j’en avais aussi un quand j’étais blessé. Il fallait que je reste professionnel, que je montre aux autres que j’étais toujours concerné. Aujourd’hui, c’est encore mieux, je suis actif, je fais juste mon boulot.

Comment vois-tu cette fin de saison ?
Il ne faut pas qu’on calcule, on a pas mal de matches à Le Blé, certains très importants. Je pense qu’on peut retrouver le Brest du début de saison avec tout le monde conscient de la qualité qu’on peut mettre dans notre jeu. Si on ne fait que reculer comme c’est déjà arrivé, on va prendre d’autres claques. Il ne faut pas hésiter à jouer, à garder un peu plus le ballon.

Un mot sur Laval qui sera à Le Blé samedi ?
C’est une équipe costaude, très dure à jouer. Il faudra qu’on soit réalistes dans nos deux surfaces. Laval est une formation qui, quand elle attaque, le fait à 5 ou 6 joueurs. Il ne faudra pas qu’on laisse passer trop d’occasions ».