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16.04.15 | Éric Guichard : « Ce serait dommage de lâcher maintenant ! »

Quelques jours après la défaite contre Auxerre et avant de se déplacer dimanche en Normandie (match contre Le Havre lundi à 20h30, en direct sur Eurosport), nous avons fait le point avec l’entraîneur-adjoint du SB29, Éric Guichard. Content de la semaine d’entraînement en cours, il souligne l’investissement et la motivation que les joueurs doivent conserver à sept matches de la clôture du championnat. Même s’ils sont à trois points du podium, les Brestois sont toujours dans le coup.


- Éric, comment a été digérée la défaite contre Auxerre ?
- Je dirais pas trop mal. Je m’attendais à pire. Sur le coup, tout le monde a été affecté mais ce qui a aidé à l’accepter, ce sont les résultats du weekend. Ils nous permettent toujours d’y croire. Le nul d’Angers face à Valenciennes lundi dernier par exemple a confirmé que gagner des matches n’était facile pour personne. On a fait une très bonne semaine d’entraînement, c’était très positif dans l’investissement. Donc Auxerre, c’est maintenant de l’histoire ancienne et on est tournés à fond vers Le Havre.


- Il y a encore une dizaine de jours entre les deux matches. On trouve le temps encore plus long après une défaite ?
- C’est toujours trop long ! On est programmés pour jouer toute les semaines ou tous les trois ou quatre jours. Dix jours, c’est énorme et il faut arriver à maintenir un programme d’entraînement cohérent et une certaine pression sur les garçons. Aujourd’hui, on a passé le cap du gros travail de la semaine et on va maintenant affiner tout ça pour que les gars soient à 100% lundi.


- On arrive à un moment de la saison où toutes les équipes à affronter n’ont pas forcément quelque chose de concret à jouer. Est-ce une donnée importante ?
- Il y aura effectivement des formations dans cette situation d’ici à la fin de saison face à nous. Ce n’était pas encore le cas il y a quelques semaines. Certaines équipes sont dans le ventre mou et n’ont plus rien à craindre ou à espérer. Nous, dans notre situation, on n’a de toute façon qu’un objectif : prendre trois points. On n’en est pas à nous demander ce que joue l’adversaire et dans quel état il sera. On ne s’occupe que de nous.

- Physiquement, sens-tu le groupe mieux qu’il ne l’a été il y a quelques semaines ?
- Oui, et ça a commencé à se voir déjà. On est remontés en puissance pendant la trêve internationale, on a accentué le travail, notamment de PMA (puissance maximale aérobie). Le groupe est mieux, il garde une certaine fraîcheur mais c’est vrai que l’équilibre est fragile. Le fait de ne pas gagner peut influer aussi sur la notion de fraîcheur. Normalement, on n’a plus rien à craindre au niveau physique si ce n’est de temps en temps un pépin physique. On est maintenant formatés, je pense, pour aller jusqu’au bout. On aura bien une semaine à trois matches d’ici la fin de saison mais elle sera bien équilibrée (Brest – Valenciennes le vendredi 24 avril, Créteil – Brest le mardi 28 avril, Brest – Dijon le lundi 4 mai).


- Quel est le discours à adopter avec le groupe en ce moment ?
- Il y a toujours une autogestion du vestiaire. Cela étant, il a fallu rappeler en début de semaine que, malgré la défaite contre Auxerre, on a bien un rôle à jouer dans ce championnat. Le discours a été clair et je pense perçu comme tel par les joueurs. Les garçons sont concernés et ont envie d’aller chercher ce qu’on veut depuis plusieurs mois. Ce serait dommage de lâcher maintenant alors qu’on est toujours dans le coup !


- À quoi faut-il s’attendre de la part du Havre lundi ?
- C’est une équipe joueuse qui peut peut-être nous convenir. On a quand même ces derniers temps joué contre des formations plutôt frileuses. C’était le cas de Laval, du Gazélec, d’Auxerre. Au Havre, on aura face à nous une formation qui ne joue plus rien et qui aura certainement envie de prendre un maximum de plaisir, ce qui ne veut pas non plus dire qu’elle va nous le lâcher. Par rapport au match aller, l’équipe et le coach ont un peu changé. Quand les Havrais sont venus chez nous en novembre, ils étaient dans une configuration pour viser les premières places, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. C’est une équipe généreuse offensivement et qui peut donc des fois se mettre un peu en déséquilibre ».