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15.07.15 : Bruno Grougi : « Intéressant de pouvoir donner quelque chose »

Ce n’est pas le plus âgé mais c’est le plus ancien dans le vestiaire. À 32 ans, Bruno Grougi entame sa 7e saison sous le maillot rouge et blanc. Une longévité qui l’a poussé logiquement vers un rôle de cadre dans le groupe. Même si sa nature n’est pas forcément celle-là…


« Bruno, tu entames ta 7e saison au Stade Brestois. Abordes-tu ça différemment aujourd’hui ?
- J’ai signé en 2009 et quand je suis arrivé, j’étais dans la peau d’un gamin qui avait besoin de prouver. Maintenant, je suis davantage un ancien qui doit prouver.


- À partir de quand ton regard et ta façon de faire ont-ils changé ?
- Je pense que c’est l’année où on a perdu Steeve (Elana), Oscar (Ewolo) et Omar (Daf), c’était au début de la saison 2012-2013. Depuis le premier jour, ils étaient les big boss, ceux qui tenaient le vestiaire. Quand ils sont partis, je ne me suis pas dit « Il faut que je prenne leur place » mais j’ai plutôt pensé « Qui va le faire maintenant ? » Ça a duré jusqu’à ce qu’on me pousse un peu à prendre ce costume qui n’était pas naturel pour moi. Je me sens mieux aujourd’hui dans ce domaine parce qu’avec les années, j’ai sans doute un peu plus de crédit du fait de l’ancienneté. Plus ça va, plus je m’y sens à l’aise.

- Certains viennent-ils spontanément consulter le joueur expérimenté que tu es ?
- Oui, les nouveaux le font et les jeunes aussi d’ailleurs. Avec Matthis (Jourdan) par exemple ou Brendan (Chardonnet). Ils viennent vers moi, ils sont à l’écoute. Ça me plaît parce qu’à partir du moment où ils sont attentifs à ce qu’on leur dit, ce n’est donc pas une perte de temps. C’est toujours intéressant de pouvoir donner quelque chose.


- Cette année, il y a pas mal de changements dans l’effectif. Est-ce plus dur de créer une unité ?
- Je compare un peu cette saison à celle après notre relégation en Ligue 2 (2013-2014). Il y avait des gars qui étaient partis, d’autres qui espéraient le faire. Il avait fallu qu’entre joueurs, on créé un noyau et qu’on lance une dynamique. L’échec de la saison précédente avait fait qu’il y avait tout de suite eu un esprit de solidarité. Je sens la même chose cette année. On part sur des bases identiques, il y a beaucoup d’encouragements entre nous, tout le monde est plein de vie, personne ne se plaint.


- Pour les nouveaux, quelles sont les premières règles à respecter pour bien s’intégrer dans le groupe ?
- On les met tout de suite au parfum sur la rigueur dans les horaires. Par le passé, il y a eu des choses qui se sont passées et qui n’avaient pas plu à tout le monde. La deuxième chose est qu’ici, il faut courir toujours plus que l’adversaire. Le talent, c’est une chose, la volonté c’en est une autre. Il faut montrer qu’on a envie d’être là et de bien figurer. C’est comme dans la vie de tous les jours, ça reflète beaucoup de choses sur la personne. On a la chance de faire un métier qui nous plaît donc si on commence à arriver en retard, ce n’est pas possible… »

(crédit photos : O.Stephan/SB29.com)