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Cristian Battocchio : « Ce club a une histoire, je veux m’y inscrire »

Entre sa descente d’avion mardi soir à Guipavas et son arrivée au stade Francis-Le Blé, il ne s’était pas passé beaucoup plus d’une heure. Cristian Battocchio, dernière recrue en date du Stade Brestois version 2015-2016, a donc vite été plongé dans son nouvel univers. Ty-Zef pour deux ans, il a découvert, à la mi-temps de la rencontre de Coupe de la Ligue face à Bourg-en-Bresse, les supporters qui seront désormais derrière lui. Et c’est avec un maillot rouge et blanc sur les épaules qu’il a fait ses premiers pas sur la pelouse de Le Blé. Un peu plus au calme le lendemain après-midi, il a pris le temps à son hôtel de répondre en espagnol aux questions de sb29.bzh. À 23 ans, ce milieu offensif italo-argentin s’est lancé un nouveau défi en signant au Stade Brestois et a déjà hâte de pouvoir apporter sa pierre à l’édifice.


« Cristian, quelles sont tes impressions sur tes premières heures à Brest ?
- C’est une bonne sensation. J’ai l’impression d’être arrivé dans un club très sérieux, avec des objectifs élevés. J’ai eu affaire à des gens compétents et j’ai été bien reçu. Le stade et le jeu de l’équipe aussi m’ont plu. J’ai hâte de débuter.

- Il va y avoir beaucoup de nouveautés pour toi. En as-tu peur ?
- Peur ? Non ! (sourire). Mes peurs, je les ai peut-être affrontées déjà quand j’étais en Argentine et qu’on m’a proposé de faire le grand saut en passant de Rosario à Udine. J’avais envie de découvrir d’autres cultures, d’autres langues, d’autres pays. Et la peur des objectifs ? On ne doit pas l’avoir quand on signe dans un nouveau club. Au contraire. Quand Brest s’est intéressé à moi, c’est d’ailleurs ça qui m’a motivé. C’est un club avec un passé et une histoire et je voulais l’aider à poursuivre sur cette voie pour retrouver la Ligue 1.


- Que s’est-il passé dans ta tête quand les premiers contacts avec le club ont été établis ?
- C’était début juillet environ. Je suis allé me renseigner sur internet pour avoir des informations mais j’avais aussi un partenaire d’entraînement à Udine, Abdou Sissoko, qui avait déjà joué ici et qui m’en a parlé. Ça m’a convaincu un peu plus de venir.


- Et un coup de fil à Jean-Alain Fanchone que tu as aussi connu dans ta carrière ?
- Non, je ne l’ai pas eu au téléphone parce que je ne savais pas qu’il était à Brest. Mon père m’avait dit il n’y a pas longtemps que JAF jouait ici mais je pensais que c’était une vieille information qui n’était plus valable. Quand j’ai su qu’il était bien à Brest, je l’ai contacté.


- Quel joueur vont découvrir les supporters du Stade Brestois en te voyant sur le terrain ?
- Je suis un milieu offensif même si j’ai déjà évolué devant la défense. Je suis un joueur technique et qui aime le ballon. Sur ce que j’ai vu lors de la rencontre mardi (face à Bourg-en-Bresse), je pense que je vais pouvoir bien m’adapter parce que c’est une formation qui appécie de développer son jeu. Brest n’est pas une équipe de contre et ça me va.

- Quels grands joueurs t’ont inspiré dans le football ?
- Ceux de ballon, les petits gabarits techniques comme Xavi ou Iniesta. Mais il y a un autre modèle aussi forcément pour moi, c’est Pirlo.


- Que connais-tu du championnat de France ?
- J’ai pas mal regardé Marco Verratti parce que j’ai déjà joué avec lui. Pour le reste, je me suis renseigné, notamment avec Sissoko. Il m’a dit que c’était un football physique mais que certaines équipes essayaient de jouer au ballon, comme la nôtre. M’adapter à ce nouveau championnat est en tout cas un défi que je veux relever.


- Et si quelqu’un te demande : « Pourquoi Brest ? »...
- Je voulais partir d’Italie. Quand j’ai reçu la proposition de Brest, je n’ai pas longtemps réfléchi ou hésité. Je voulais y aller. L’objectif est important, ce club a une histoire et je veux m’y inscrire au maximum.


- Tu as connu plusieurs footballs. Duquel te sens-tu le plus proche ?
- Jusqu’à mes 16 ans, je suis resté en Argentine et j’ai vraiment appris à jouer au foot là-bas. En arrivant en Italie, j’ai développé la tactique et en Angleterre, j’ai progressé physiquement parce que c’est une des caractéristiques de ce championnat. Aujourd’hui, je me définirais comme un mélange de ces trois cultures. C’est une force pour moi.

- Comment s’organise ta vie entre les différents pays qui t’ont accueilli ?
- J’essaie de me rendre en Argentine une fois dans l’année en juin, pendant les vacances. Ça me permet de voir mes grands-parents, mes amis d’enfance. En Italie, c’est ma famille proche, mes parents et ma sœur. Ils m’avaient suivi quand j’ai rejoint Udine et je pense qu’ils viendront souvent me voir à Brest.


- Comment s’est passé ton premier contact avec les supporters brestois ?
- J’ai eu un bon feeling. Quand je suis entré sur la pelouse, j’ai bien aimé les applaudissements et l’engouement du public. La saison dernière, je jouais dans un stade où il y avait maximum 2 000 personnes donc j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de supporters ici. Et c’est encore plus vrai quand on pense que la rencontre se jouait un mardi et que ce n’était pas du championnat. J’ai été bien reçu et ça m’a touché. Si les gens attendent beaucoup de moi, ça va m’apporter de la motivation supplémentaire pour redonner aux supporters ce que j’ai pu recevoir. Je suis là pour ça.


- Tu as un petit mot pour eux ?
- Simplement qu’ils continuent à supporter leur équipe et qu’ils croient toujours en nous pour qu’on atteigne nos objectifs et qu’on aille le plus haut possible ».

(crédit photos : O.Stephan/sb29.bzh)