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11.05.19 | Kenavo la Ligue 2, bonjour la Ligue 1 !

Larges vainqueurs de Niort, vendredi soir à Le Blé (3-0), les Ty-Zefs ont définitivement acquis le droit de remonter parmi l’élite nationale. Un scénario certes attendu mais qui a fait chavirer de bonheur tout un club et ses nombreux supporters.

Cette fois, c’est plié ! Six ans après l’avoir quittée, le Stade Brestois 29 va retrouver la Ligue 1. Une juste récompense intervenue lors de cette 37e journée où demeurait un léger suspense : avec quatre points d’avance sur Troyes, le club finistérien savait qu’une victoire était le meilleur moyen de valider son accession directe à l’étage supérieur. Les coéquipiers de Gaëtan Belaud ont fait le job avec panache, offrant ainsi à leur public une formidable émotion, de celles qui restent gravées dans toutes les mémoires.


Avant même le coup d’envoi, l’atmosphère des grands soirs était perceptible. Sans doute plus qu’à Béziers, une semaine plus tôt, où le scénario s’était avéré défavorable dans les dernières minutes. En ce vendredi 10 mai, les Rouges pouvaient compter sur le soutien enthousiaste de 15 000 âmes impatientes de célébrer un parcours bien maîtrisé par les hommes de Jean-Marc Furlan. Le coach brestois avait décidé, pour ce rendez-vous décisif, d’aligner un 4-4-2 à plat avec un duo Charbonnier-Butin en attaque. En face, Niort venait avec insouciance essayer de perturber les plans locaux puisque les Chamois n’étaient plus concernés ni par la lutte pour le maintien ni par la perspective des play-Offs.

Dès les premiers instants, dans une ambiance déjà effervescente malgré la pluie continue qui tombait depuis plusieurs heures, les Brestois prenaient le contrôle du ballon. Le gardien Allagbé devait s’interposer à deux reprises devant Charbonnier (3e, 5e) afin de retarder l’échéance. Car l’inévitable survenait avant le quart d’heure, lorsque le meilleur artilleur du championnat inscrivait son 26e but personnel en ajustant le gardien adverse suite à un décalage de Pi (1-0, 14e). A cet instant précis, alors que Troyes était mené à Clermont, la montée se rapprochait sérieusement. Dans la foulée, les Ty-Zefs continuaient de malmener une formation niortaise pas franchement révoltée. Une seule petite alerte, sur une frappe lointaine de Jacob hors cadre (18e), venait troubler la quiétude finistérienne.


Après un passage moins faste, la machine rouge se remettait en marche après la demi-heure. Et il ne fallait pas attendre bien longtemps pour voir Charbo doubler la mise, d’une splendide tête lobée qui trompait une nouvelle fois Allagbé (2-0, 32e). C’est ainsi que le numéro dix local dépassait l’illustre Patrick Martet, jusqu’alors détenteur du plus grand nombre de buts marqués sur une saison au club avec 26 réalisations. L’idéal pour mettre son équipe dans une situation très confortable à la pause.

En seconde période, le rythme du jeu était un peu moins haletant. On retrouvait une domination territoriale brestoise, en attendant une réaction visiteuse qui tardait à se manifester. Au fil des minutes, c’est plutôt le coup de grâce qui se profilait à l’horizon. Sur corner, à l’affût au second poteau, Court tentait une volée acrobatique qui finissait au fond des filets pour le troisième but (3-0, 63e).

L’affaire semblait alors entendue, et la magie se propageait d’une tribune à l’autre pour accompagner le SB29 en terre promise. Bonne idée, car à Clermont c’est Troyes qui prenait le large (2-4 score final). Avec encore plus de réussite, Belaud aurait pu ajouter un quatrième but s’il n’avait tergiversé devant la cage (69e), tout comme Battocchio, dont la frappe au-dessus (78e) méritait mieux. A 22h31, M. Lavis sifflait la fin de la partie et le début d’une immense joie collective à Francis-Le Blé. Envahissement spontané de la pelouse, feu d’artifice puis animation musicale : tout était prétexte à fêter dignement cette cinquième montée en L1 (1979, 1981, 1989, 2010 et donc 2019) pour le club désormais présidé par Denis Le Saint. Un nouveau chapitre s’ouvrira cette été, non sans un ultime détour par Metz, champion incontesté, vendredi prochain. L’occasion de conclure en beauté une saison qui l’est déjà à tous points de vue.


(crédit photos : G. Le Roux / sb29.bzh)