basket dailymotion facebook home instagram play ticket twitter youtube

Finalement cinquièmes...

 Châteauroux, les Brestois ont concédé un match nul (2-2) qui leur permet de disputer les play-offs, comme attendu. Sauf qu’en terminant à la cinquième place du championnat de Domino’s Ligue 2, les Ty-Zefs devront aller au Havre, mardi, pour espérer poursuivre leur route vers la Ligue 1.

Un an après le cruel dénouement de la 38e journée (cinquième place finale malgré une victoire 6-2 contre le GFC Ajaccio), le Stade Brestois 29 a vécu une nouvelle soirée riche en émotions vendredi, lors de l’ultime rendez-vous de la saison régulière. En position de force avant le coup d’envoi, le club du président Le Saint savait qu’il devrait prendre au moins un point en terre berrichonne pour assurer une place de barragiste, à la lutte avec cinq autres prétendants. Au bout du compte, c’est donc la cinquième dont il hérite, avec un sentiment mitigé car il a mené deux fois au score avant de se faire rejoindre. Frustrant !

 

Dans les premiers instants de la rencontre, les joueurs de Jean-Luc Vasseur démontraient une réelle volonté de bien terminer leur parcours (excellent pour un promu) à Gaston Petit malgré l’absence d’enjeu, la formation castelroussine ayant abandonné tout espoir de top 5 la semaine précédente. Les Brestois, eux, restaient sur une belle série de sept rencontres sans défaite et ne comptaient pas s’arrêter en si bon chemin. Il fallait également garder un oeil sur les autres scores, susceptibles de modifier la hiérarchie jusqu’au bout derrière Reims et Nîmes, déjà assurés de monter.

 

Si les coéquipiers de Faussurier subissaient dans le premier quart d’heure, ils pouvaient compter sur une charnière défensive solide avec Weber (de retour de suspension) et Castelletto. C’est d’ailleurs ce dernier, après quelques situations offensives non abouties, qui ouvrait la marque, peu avant la pause : sur corner, il s’élevait plus haut que tout le monde pour placer une tête dans la lucarne d’Hassen (0-1,35e). Le plus dur était-il fait ? En tout cas, les 80 supporters brestois qui avaient fait le déplacement pouvaient y croire à la mi-temps.
Le début de seconde période n’était pas des plus rassurants pour les Brestois. Imprécis dans les mouvements offensifs et souvent bousculés dans leur propre camp, ils laissaient tant bien que mal passer l’orage, parfois avec un peu de réussite comme sur cette frappe de Mandanne repoussée par la transversale (49e).

 

A l’entame de la dernière demi-heure, alors qu’on pensait le danger écarté, Châteauroux égalisait sur coup franc : Benrahma, des 25 mètres, trompait la vigilance de Larsonneur d’une frappe fuyante (1-1, 63e). Le suspense était relancé, d’autant que Le Havre, de son côté, menait face Tours et repassait quatrième. Toujours fragile et désormais privé de Pi, sorti sur blessure et remplacé par Grougi, le collectif finistérien se projetait davantage vers l’avant. Bien servi par Pintor, lui aussi entré en jeu dans la dernière demi-heure, Autres repiquait dans l’axe et frappait à l’entrée de la surface : les filets tremblaient à nouveau pour redonner l’avantage au SB29 (1-2, 82e). Mais là encore, les Castelroussins ne l’entendaient pas de cette oreille. Poussés par 7000 personnes, ils se montraient menaçants sur les côtés. Suite à une faute peu évidente de Faussurier à l’angle des 16 mètres, Benrahma se voyait offrir une nouvelle occasion de briller. Le milieu offensif prêté par Nice expédiait la balle hors de portée de Larsonneur pour une égalisation méritée (2-2, 88e). Dans le money-time, les deux équipes jetaient leurs dernières forces dans la bataille pour arracher les trois points. Peine perdue, le score n’évoluait plus.

 

Le SB29 devait donc se contenter de ce point frustrant, même si le scénario aurait pu être encore plus défavorable. Comme la saison passée, il finit au 5e rang. Mais cette fois, il a le droit de continuer à rêver de Ligue 1. Dès mardi (20h45), il se rendra au Havre (4e) pour un premier duel unique qu’il faudra remporter afin de s’offrir un second match de play-offs, trois jours plus tard, sur la pelouse de l’AC Ajaccio (3e). Dans cette configuration inédite, rien n’est écrit à l’avance…

 

Crédit photos : Berrichonne Football - André Bertrand