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09.11.19 | La tête haute

Malgré la défaite (1-2), les Ty-Zefs ont fourni une fort belle prestation face au PSG, samedi soir à Le Blé. Le réalisme parisien l’a finalement emporté, mais la fête fut réussie !

C’était LE rendez-vous attendu par tous les supporters du Stade Brestois 29, lors de cette 13e journée de Ligue 1. Recevoir le Paris Saint-Germain et sa pléiade d’internationaux, avec une présence médiatique accrue, c’est un événement pour tous les clubs de l’élite. Face à ce défi, les Rouge et Blanc ont livré une copie séduisante, hélas mal récompensée au coup de sifflet final. Il faut dire que l’équipe de Thomas Tuchel, même amputée de ses stars Neymar et Mbappé, avait fière allure sur le papier. Et surtout, elle n’a pas pris ce déplacement à la légère. Côté finistérien, il n’y vraiment pas de quoi rougir…


Avancé à 17h30, ce match se jouait à guichets fermés et sous un ciel pour le moins capricieux. Dans le onze brestois, on retrouvait du classique avec les retours de Faussurier, Bain, et Charbonnier. Le début de partie, qui s’était avéré délicat une semaine plus tôt à Amiens, était cette fois mieux négocié par les Ty-Zefs, bien décidés à imiter leurs homologues dijonnais, tombeurs du même PSG lors de la journée précédente. Sur quelques à-coups, les joueurs de la capitale démontraient beaucoup de facilité à se créer des occasions, mais ni Sarabia (13e, 19e) ni Di Maria (20e, 21e) ne parvenaient à régler la mire à ce stade de la rencontre. Les Brestois, eux, faisaient mieux que résister aux assauts adverses et développaient un football conquérant.

Sur des actions bien construites, Court (9e) ou Autret (15e) péchaient également dans le dernier geste. S’en suivait une période de réelle domination locale, ponctuée de plusieurs opportunités de marquer : une tête mal ajustée de Cardona au point de pénalty (22e), un lob hors cadre de Court suite à une sortie hasardeuse du gardien Rico (24e), ou encore une nouvelle tentative de Court au ras de la lucarne (30e). A ce moment-là, l’exploit semblait possible.

Mais à l’approche de la mi-temps, les Parisiens trouvaient la faille dans la défense bretonne : idéalement lancé par Draxler en profondeur, Di Maria venait ajuster Larsonneur d’une subtile pichenette qui terminait au fond des filets. Un temps refusée par l’arbitre pour cause de hors jeu, l’ouverture du score était finalement validée par le VAR (0-1, 41e). Un peu dur pour les Brestois, qui tentaient pourtant de revenir à égalité dans la foulée, en vain.


Loin d’être découragés, les Rouge et Blanc conservaient leur allant au retour des vestiaires. Mais l’impact était moindre sur un bloc visiteur très solide, qui semblait attendre son heure avant de piquer à nouveau. C’était presque le cas à l’heure de jeu lorsque Kurzawa (61e) puis Cavani (62e) se retrouvaient en bonne position dans la surface, mais dans les deux cas Larsonneur remplissait parfaitement son rôle de dernier rempart.


Alors que le PSG semblait prendre l’ascendant dans la maîtrise du ballon, Brest imposait son propre scénario : entré quelques minutes auparavant, Grandsir profitait d’un excellent service de Court pour tromper Rico d’un joli tir croisé, faisant exulter son cher public (1-1, 72e). Dans le feu de l’action, les plus optimistes pouvaient même rêver d’une issue favorable. Sans une intervention de Rico devant Belkebla (76e), cela aurait pu devenir réalité.


Dans les dix dernières minutes, l’enthousiasme retombait. Tuchel opérait trois changements d’un coup (entrées de Marquinhos, Choupo-Moting et Icardi), signe d’une fin de match active pour aller chercher les trois points. Effectivement, le goleador argentin n’avait besoin que d’une situation favorable pour faire mouche (1-2, 86e). La chance des Brestois était passée, en dépit d’une ultime tentative de Charbonnier qui s’envolait au-dessus des cages. Il fallait donc rendre les armes sur cette courte défaite.


Si le résultat n’est pas celui escompté, le contenu produit par les protégés d’Olivier Dall’Oglio, tant dans l’état d’esprit que dans la qualité du jeu, aurait mérité un meilleur sort. « Il manquait quelque chose puisqu’on n’a pas gagné. En face, on savait qu’il y avait du talent mais on a suivi les consignes, on a été courageux, disciplinés », faisait remarquer le coach du SB29 en conférence de presse. Ce premier revers de la saison à domicile n’a rien d’infamant ni de pénalisant dans la mesure où le club finistérien se situe toujours en milieu de classement. Ceci dit, la chasse aux points reprendra après la trêve internationale. Ce sera encore à Le Blé, le 23 novembre, contre le FC Nantes.


(crédit photos : G. Le Roux/sb29.bzh)