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08.03.19 | La thèse de l'accident

Lourdement corrigé à Le Blé par un VAFC très offensif (2-5), le Stade Brestois 29 a mis fin à sa série d’invincibilité de dix matches en championnat de Domino’s Ligue 2. Pas l’idéal avant le derby face à Lorient…

À en juger par le profil de l’adversaire, cette 28e journée de championnat sentait le piège. Impérial à domicile depuis le début de saison et invaincu depuis 10 matchs, le club finistérien abordait ce rendez-vous avec de bonnes raisons d’espérer un nouveau succès. Sauf qu’en face, Valenciennes affiche un net regain de forme depuis la reprise de janvier, après une phase aller très terne. Toujours pas à l’abri de la zone rouge, les Nordistes avaient sans doute une petite idée derrière la tête en venant en Bretagne, sur une terre que plusieurs d’entre eux (Perquis, Ramaré, Raspentino, Kantari) ont fréquenté. 


Côté brestois, il fallait à nouveau se passer de Belaud, touché au mollet, tandis que Belkebla était de retour de suspension.

Comme souvent, les hommes de Jean-Marc Furlan réalisaient une bonne entame, pleine d’entrain et de mouvement. Pas évident, au vu des conditions météo peu engageantes, ce qui n’avait pas empêché, encore une fois, plus de 9 000 spectateurs de faire le déplacement. Il manquait toutefois la petite étincelle face au but visiteur pour concrétiser cette domination territoriale lors du premier quart d’heure, notamment sur une action individuelle de Court, à l’entrée de la surface, conclue un tir au ras du poteau (7e).

Un peu plus tard, la partie aurait pu basculer en faveur des Ty-Zefs si l’arbitre, M. Petit, leur avait accordé au moins un pénalty suite à deux actions litigieuses (13e et 16e). Si les images étaient formelles, M. Petit, sans recours possible à la vidéo, restait sourd aux protestations locales. Pour ne rien arranger, le gardien Perquis réussissait un sauvetage miracle devant Charbonnier (21e).

Autant d’éléments contraires ne pouvaient rester sans conséquence bien longtemps. Sur sa première véritable incursion dans le camp adverse, le VAFC trouvait l’ouverture, par Robail, dont le centre-tir surprenait à la fois la défense et le gardien brestois (0-1, 30e).


À peine le temps de s’en remettre et les Nordistes doublaient la mise : cette fois, la frappe limpide du jeune Masson, des 20 mètres, finissait dans le petit filet (0-2, 36e). Un double coup de massue pour les Finistériens, peu habitués à être malmenés de la sorte au tableau d’affichage. La réaction attendue n’intervenait pas avant le retour aux vestiaires.

En début de seconde période, le onze local paraissait animé d’un réel esprit de révolte, même si le bloc valenciennois s’avérait difficile à contourner. Ces intentions louables allaient être une nouvelle fois douchées peu avant l’heure de jeu : sur un centre venu de la gauche, une mésentente entre Chardonnet et Larsonneur débouchait sur un troisième but valenciennois… (0-3, 57e).

Dès lors, difficile d’imaginer un retournement de situation. Les Ty-Zefs restaient cependant entreprenants : des frappes d’Autret (70e) et Henry (73e) auraient pu permettre la réduction du score avec davantage de puissance ou de précision. Mais le réalisme était décidément valenciennois puisque, sur un contre rondement mené, Raspentino s’en allait inscrire le quatrième but (0-4, 75e).

Un maigre espoir renaissait quelques instants plus tard lorsque Charbonnier trouvait enfin le chemin des filets, d’un maître-tir à l’entrée des 16 mètres, son 20e personnel en L2 (1-4, 78e). Un but pour l’honneur ? Pas si sûr. En effet, dans la foulée, Chardonnet se rachetait quelque peu en marquant de la tête sur corner (2-4, 84e).


En tribunes, on se prenait à rêver d’une remontada dans les ultimes minutes. Hélas, c’est plutôt le VAFC qui reprenait le large grâce à son vétéran Roudet, suffisamment fringant pour venir battre Larsonneur de près (2-5, 88e). La coupe était pleine, et la frustration perceptible sur le terrain et en dehors. Dans ces conditions, M. Petit ne s’attardait pas sur la pelouse et abrégeait les débats, dans une grande confusion. Il y a des soirs comme ça…

Au-delà du résultat et du scénario déroutant de ce match, le SB29 voit surtout s’arrêter net sa marche en avant, jusqu’ici très régulière. Un accident de parcours, pour le moment, à condition de repartir du bon pied juste derrière. Cela tombe bien, ce sera à l’occasion du derby face au voisin lorientais, également défait ce vendredi à Nancy (3-2). Vivement le week-end prochain !


(crédit photos : O.Stephan/sb29.bzh)