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07.01.15 | Anthony Grech-Angelini : « Retrouver la bonne sensation »

Il y a une semaine, le Stade Brestois a repris le chemin de l’entraînement après quelques jours de trêve pour les fêtes. Symboliquement, cette période matérialise le basculement de la saison dans sa dernière ligne droite. Alors comment est digérée par les joueurs cette dernière vraie bulle d’oxygène avant mai ? Comment le staff négocie-t-il ce virage important ? Anthony Grech-Angelini, préparateur physique du Stade Brestois, a accepté de nous éclairer.


« Anthony, cette phase de reprise est-elle appréhendée par le staff technique ?
- Il faut faire très attention sur cette coupure des fêtes même si elle est relativement courte avec neuf jours seulement. Au retour de cette période, on a très peu de pertes physiques ou athlétiques. En revanche, celles concernant l’influx nerveux et les sensations des joueurs sont très importantes. Dès la reprise, le joueur a une impression, normale, de fatigue qui arrive très vite. Il faut être attentif à une éventuelle prise de poids – qui serait néfaste à la performance – et rapidement remettre les gars dans une intensité de travail pour retrouver la bonne sensation assez rapidement.


- Le match de Coupe face à Laval tombait à pic dans le calendrier ?
- Oui, c’était une très bonne répétition générale. Il était important pour nous de nous qualifier contre le Paris FC en décembre pour pouvoir jouer en 32e de finale et arriver à Troyes avec une rencontre dans les jambes. Cette année, le tirage était encore meilleur puisqu’on était à domicile et contre un adversaire de notre calibre et habitué à la Ligue 2. C’était très positif.


- Quand saura-t-on si cette reprise a été bien négociée ?
- Dans quelques mois, on pourra faire un bilan, positif ou négatif. Ce que l’on sait, c’est que les joueurs ont bien répondu aux charges qui leur étaient proposées. À la reprise, on a eu deux jours de travail assez poussés volontairement et on a eu avec le match de Laval une routine hebdomadaire qui s’est réinstallée.

« Laval était une bonne répétition générale »

- Quels sont les cycles à venir en ce qui concerne la préparation physique ?
- C’est difficile de bosser par cycles parce qu’il y a beaucoup d’aléas qui font qu’on ne peut pas toujours s’y tenir. Pour autant, on a quand même une trame, une planification. On va accentuer le travail et le maintenir tout au long de janvier pour avoir la base afin de tenir les quatre derniers mois. Durant cette période, on va avoir des charges un peu plus axées sur le volume. Ça va se rapprocher de ce qu’on fait l’été mais en condensé. Après janvier, on va basculer sur un travail de gestion, de prévention, d’individualisation pour avoir du jus une fois par semaine le jour du match.


- Paradoxalement, un bon parcours en coupe peut-il être préjudiciable ?
- Il y a forcément des avantages et des inconvénients à jouer sur les deux tableaux. Ça maintient une dynamique et on sait que la victoire appelle la victoire. Cela dit, cela fait beaucoup de charges qui s’accumulent. Jouer le championnat et la Coupe peut donc être intéressant jusqu’à un certain stade mais par la suite, si ça dure – ce que l’on souhaite aussi bien sûr -, il y a forcément de la gestion à adapter dans les contenus d’entraînement ».

(crédit photos : O.Stephan/SB29.com)