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04.12.18 | Réveil tardif

Punis deux fois en première période sur deux contres lensois, les Brestois ont mis leur patte sur le deuxième acte mais n’ont réduit le score que dans les dernières minutes. Malgré une fin de partie à sens unique, la formidable série d’invincibilité qui s’étirait sur douze matches s’est donc stoppée sur la pelouse de Bollaert-Delelis mais il n’y a pas de quoi rougir de ce revers, le premier depuis la mi-août. Les Ty-Zefs voient les Lensois revenir à trois longueurs tout en conservant leur deuxième place avant la parenthèse de Coupe de France ce week-end à Vannes.

La rengaine est connue : à chaque match, une série se rapproche de sa fin. Le Stade Brestois aura pourtant lutté contre cette implacable réalité pendant près de quatre mois et impacté la Domino’s Ligue 2 sur le podium de laquelle il est dorénavant solidement installé. Cela aurait pu s’achever de manière abrupte au bout d’une rencontre durant laquelle les Ty-Zefs seraient passés à côté, il n’en fut rien et les regrets de ne pas avoir accroché le point du nul sur la pelouse de Bollaert sont même bien présents.


À la pause, il y avait bien sûr de quoi croire à un scénario catastrophe après que les Brestois, timorés offensivement, avaient subi par deux fois la froide loi des Sang et Or. Quand d’un côté du terrain, le SB29 ne finissait pas ses actions et ne pouvait se mettre en position de tir, de l’autre les Lensois étaient à la fête et sautaient sur la moindre opportunité de contre pour faire la différence. Ce fut d’abord Gomis qui grilla la politesse à l’arrière-garde brestois pour centrer sur… l’infortuné Yoann Court qui taclait pour dégager mais trouvait le but de son propre gardien (1-0, 24e). Peu avant le repos, Diarra se mettait en évidence en expédiant le ballon proprement dans la lucarne de Gautier Larsonneur (2-0, 44e).

Ce n’était pas la joie pour les protégés de Jean-Marc Furlan qui n’avaient pas mérité de marquer mais pas non plus d’être ainsi menés au retour aux vestiaires (2-0, 45e). Et même si la capacité de réaction des Rouge et Blanc depuis le début de saison n’est plus à démontrer, il allait falloir sortir une grosse seconde période pour revenir du Pas-de-Calais avec quelque chose en poche.

Propriétaires du ballon dès les premiers échanges, les Brestois allaient malheureusement repartir sur des bases identiques offensivement, à savoir avec des difficultés à peser dans les trente derniers mètres. La première frappe ty-zef intervenait par Ferris N’Goma juste après l’heure de jeu et allait sonner comme le début d’un nouveau match. Efficaces à la réception face à des Sang et Or manquant d’idées, les Bretons se rapprochaient de la cage de Leca et maintenaient la pression. Il était alors aisé de sentir qu’un seul but de leur part pouvait complètement renverser la partie.


Ce ne fut pas le cas sur cette reprise d’Anthony Weber magnifiquement arrêtée par Leca (82e) mais il allait juste falloir attendre trois minutes pour trouver enfin cette réalisation grâce à une tête de Gaëtan Charbonnier (2-1, 85e). Il restait alors 10 minutes pour mettre le feu à Bollaert et accrocher le point du nul. En vain hélas malgré les efforts conjugués des entrants Édouard Butin et Kevin Mayi.

Le Racing avait énormément souffert dans le dernier quart d’heure mais était finalement parvenu à conserver cette avance lui permettant de se rapprocher au classement à trois longueurs du SB29. Pour ce dernier, c’est donc la fin d’une série incroyable qui aura duré près de quatre mois. La première mission des Brestois sera rapidement d’éviter qu’une autre série, négative celle-là, vienne entacher la fin de la phase aller. Mais avant les deux derniers opus face à Béziers et Niort, c’est un autre défi qui se présente dès ce week-end avec le déplacement à Vannes pour le 8e tour de la Coupe de France.


(crédit photos : rclens.fr)